Elles traitent l'humain dans sa globalité, sont souvent préventives, et s'appuient sur la confiance de patients, qui s'aventurant hors des "sentiers battus" expriment souvent une recherche personnelle de leur part et la quête d'un cadre de soin qui dépasse les dogmes et usages de la science officielle.

En définitive, le patient fait son choix lui-même, la médecine allopathique classique n'étant pas toujours exempte de rejet de ce qu'elle connaît mal. Cependant, il y a longtemps que de nombreux médecins se forment à des approches différentes de ce qu'on leur a enseigné à la faculté de Médecine.

On utilise aussi le terme de médecine douce, les termes de médecine complémentaire, médecine naturelle, médecine énergétique.

Certaines techniques sont utilisées par les médecins, théoriquement plus à même d'en connaître les apports et les limites ; d'autres par des auxiliaires médicaux, d'autres par divers praticiens paramédicaux et d'autres encore par des pratiquants dont la qualité de la formation peut difficilement être évaluée puisqu'elles se posent sur des bases souvent contestées et se créent aux marges de la médecine classique.

Aspect légal

Alors que de nombreux medecins s'interressent a titre personnel à ces techniques, on assiste à un manque de procédures bien adaptées à l'introduction et à l'étude des apports des medecines parallèles notamment parce que les approches de santé sont gerées au niveau politique et institutionnel et que l'argent va exclusivement aux laboratoires et aux chercheurs "classiques". D'autre part le médicament est un marché extremement vaste et convoité qui pense qu'il n'a rien a gagner à l'emergence de certaines approches et pratiques de santé auprés du public. Quand les techniques ne sont pas néfastes, on pourrait fixer un cadre clair à ces pratiques tant qu'il n'y a pas d'ambiguïté sur le caractère non médical de l'action (pas d'usurpation du titre de médecin ) mais, dans les faits, de nombreux médecins ont été poursuivis en France pour avoir utilisé des thérapeutiques nouvelles, le cas le plus célèbre étant celui de Mirko Beljanski qui soigna notamment François Mitterrand. La logique induite par le système actuel par "l 'exercice illegal de la medecine" semble tendre à écarter toute personne qui s'aventurerait à formuler de nouvelles hypothèses de recherche dans le domaine de la santé notamment dans le domaine des thérapeutiques "naturelles". A l'heure actuelle l'interrogation sur les fondements de nos méthodes de Santé a lieu surtout lors de remises en cause induites par des catastrophes, qui peuvent entrainer alors le retrait d'un médicament ou d'un vaccin .

L'effet placebo et le réconfort qu'apportent, entre autres, ces méthodes (pour certaines ancestrales) ont un certain intérêt, les médecins prescrivant eux-mêmes des placebos, ce qui tend à prouver que le psychisme est fondamental dans la guérison. Ces médecines semblent avoir démontré une certaine efficacité, même relative, ce qui a conduit en son temps au remboursement de l'homéopathie et à l'acceptation de l'acupuncture et de la sophrologie dans certains hôpitaux, plus récemment à l'acceptation en France de l'ostéopathie.

Le recours aux médecines parallèles doit être judicieux : le traitement d' une maladie grave et avancée nécessitant une thérapie à technologie pouvant être retardé par le recours exclusif à une médecine parallèle.

La Suisse a décidé, en juillet 1999, d'intégrer cinq nouvelles médecines parallèles (après le succès de la chiropratique) dans le remboursement de la sécurité sociale : l'homéopathie, la thérapie neurale, la phytothérapie, la médecine anthroposophique et la médecine traditionnelle chinoise.

L'argument ainsi avancé sur le caractère non-économique de ces médecines ne tient donc pas. La pression exercée par les grands groupes pharmaceutiques auprès des politiques, notamment en terme d'emploi, peut par contre expliquer la réticence des gouvernements sur ce sujet très "chaud". En effet, les médecines parallèles occupent des parts de marché de l'industrie pharmaceutique en particulier pour les traitements dits "de confort".

Médecine douce

On regroupe sous le terme « médecine douce » ou « médecine naturelle » les médecines qui prétendent respecter le fonctionnement naturel du corps, par l'emploi de techniques manuelles ou par l'administration de substances naturelles, non chimiques.

Les médecines douces et la médecine classique peuvent différer sur l'interprétation des troubles. Par exemple, les médecines douces considèrent les concepts de détoxication/détoxination, alors que ceux-ci n'ont pas de définition en médecine allopathique.

On associe souvent au champ des médecines douces les compléments alimentaires, les préparations à base de plantes, la massothérapie, la magnétothérapie, l'ayurveda..

Il est à noter que l'homéopathie et la médecine traditionnelle chinoise sont parfois décrites comme étant des médecines « douces ». Ce terme peut être trompeur car il sous-entend que les traitements sont forcément doux et faciles à supporter. Si cela est vrai la plupart du temps, il ne faut pas penser que cela est vrai dans tous les cas. En effet, ces traitements (homéopathie ou médecine traditionnelle chinoise) peuvent engendrer des « crises curatives », souvent nécessaires à la guérison, mais qui peuvent être parfois très brutales. Quand c'est le cas, le terme de médecine « douce » est peu adapté.

Points de vue philosophiques

Parmi les arguments utilisés par les promoteurs des médecines douces pour faire leur promotion, on relève fréquemment :

  • le recours à la Nature, la référence au naturel : le fait qu'une substance serait naturelle serait un gage de qualité. En effet c'est juste par rapport à un produit chimique mais on peut contester que la Nature soit uniquement douce : les catastrophes et les champignons vénéneux sont naturels..
  • la référence à la tradition : il s'agit exclusivement des traditions asiatiques (chinoise, indienne) liées aux philosophies et aux cultures de ces pays et locales (française en France) ; on ne voit jamais la promotion d'un procédé issu, par exemple, de la tradition polonaise. Certains utilisent le terme « médecine occidentale » pour désigner la médecine, alors que celle-ci a diverses origines et pas uniquement occidentale.On peut constater un jeu d'opposition occidental/oriental.

Source : Wikipedia.fr