Depuis lors, une centaine d'études épidémiologiques ont permis de démontrer de façon certaine qu'il joue un rôle très important dans les cancers des voies respiratoires, mais qu'il est aussi impliqué dans les cancers de la vessie et du pancréas. Les décès par cancer du poumon sont 17 fois plus fréquents chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Consommer 10 cigarettes par jour réduit l'espérance de vie de 2 à 3 ans. Les non-fumeurs inhalent environ 10 % de la fumée de tabac. Lorsque l'on cesse de fumer, les risques de cancer diminuent, avec une chute importante après une période de 5 ans.

La fumée de tabac comporte plusieurs centaines de composants. Les principales substances cancérigènes sont contenues dans les goudrons. Les cigarettes «légères», à faible teneur en goudron, offrent l'avantage de réduire le risque de cancer sans toutefois réduire celui des maladies cardio-vasculaires. Fumer la pipe ou le cigare réduit le risque de cancer des bronches et des poumons mais augmente le risque de cancer de la bouche.