Au contraire, l’incidence et la mortalité ont augmenté chez la femme pendant la même période de +5,8 % et +4,2 % par an. Le taux d’incidence standardisé est de 3,6 en 1980 et de 12,6 en 2005, soit une variation annuelle moyenne de +5,1 %. Dans le même temps, la mortalité a augmenté de 3,9 en 1980 à 9,4 en 2005, soit une variation annuelle moyenne de +3,5 %.

Les tendances du cancer du poumon en France sont similaires à celles relevées dans d’autres pays développés, comme en Grande-Bretagne et aux États-Unis, où après une forte augmentation, l’incidence du cancer broncho-pulmonaire s’est stabilisée à partir des années 1950 et a commencé à décroître dans les années 1980. La diminution chez l’homme comme l’augmentation chez la femme s’expliquent par les modifications de la consommation tabagique. Chez la femme, l’ampleur de la croissance est préoccupante et justifie pleinement la poursuite des efforts de prévention primaire envers le tabagisme.