La baisse de l’incidence chez l’homme est encore plus prononcée dans les années les plus récentes : -5 % en moyenne annuelle entre 2000- 2005 pour une baisse moyenne annuelle de -2,2 % pour l’ensemble de la période 1980-2005. Les taux standardisés d’incidence et de mortalité sont nettement plus bas chez la femme en 2005, respectivement 5,2 et 1,2, l’incidence croissant régulièrement depuis les années 1980 (augmentation annuelle moyenne de +1,6 %).

Cette baisse drastique de l’incidence de ces cancers chez l’homme, qui accompagne celle du cancer de l’oesophage, est due à la diminution de la consommation d’alcool observée en France depuis les années 1950, et dans une moindre mesure à la baisse de la consommation tabagique. A l’inverse, l’augmentation de l’incidence observée chez les femmes est vraisemblablement due à la modification de leur consommation de tabac et d’alcool ces dernières années.