Blog Santé



 

jeudi 20 septembre 2007

L'anaphylaxie

L'anaphylaxie est l'ensemble des réponses immunitaires nocives, voire mortelles, d'un organisme. Elles sont provoquées par la présence d'anticorps particuliers, créant un état de sensibilisation exacerbée après une première mise en contact avec un antigène capable de susciter la présence de ces anticorps. Une seconde mise en contact provoque la libération de substances particulières lors de la liaison antigène-anticorps, qui se traduit par une réaction violente pour l'organisme (choc anaphylactique).

Lire la suite

L'antisepsie

L'antisepsie fait appel à des agents physiques ou chimiques. Les premiers (rayons ultraviolets, rayons X, chaleur, électricité) sont surtout utilisés pour stériliser et désinfecter les instruments et objets employés en médecine et en chirurgie.

Lire la suite

L'aléa thérapeutique

Les victimes d'accidents médicaux doivent-elles être indemnisées lorsqu'il n'y a pas eu faute du médecin? Depuis vingt ans, cette question préoccupe les associations de patients, les syndicats de médecins, les fédérations d'assurance et les ministres de la Santé. Elle devient de plus en plus pressante au fur et à mesure que la médecine change, que la jurisprudence évolue et que de nouveaux risques thérapeutiques apparaissent.

Lire la suite

mercredi 18 avril 2007

La lutte contre l'allergie

L'allergie est devenue un véritable phénomène de société.

En 1980, 10% de la population en souffrait, aujourd'hui plus de 30% (source: étude ISAAC) , et certains chiffres circulent faisant état de 50% de malades d'ici 10 ans dans les pays industrialisés de l'hémisphère Nord.

Les micro-particules, notamment celles du diesel/mazout, émises par des carburants sales et une combustion non filtrée, auraient une incidence sur l'allergénicité de certains grains de pollens mais d'autres études (japonaises) infirment ce point.

L'alimentation pendant la grossesse

L'alimentation de la mère pendant la grossesse doit, si tout se passe bien, être l'alimentation d'une personne en bonne santé : la plupart des conseils nutritionnels habituels s'appliquent donc aussi à la femme enceinte : équilibrer glucides-lipides-protides, manger varié, et chaque jour prendre plusieurs fruits et légumes. Quelques conseils spécifiques sont cependant nécessaires.

Avant la fécondation et en tout début de grossesse, un apport suffisant en folates (acide folique : vitamine B9) permet de diminuer fortement le risque de spina bifida (non fermeture du tube neural), une anomalie très grave du développement embryonnaire. On trouve des folates dans les feuilles, et particulièrement dans l'épinard.

Le fœtus a des besoins particulièrement importants en fer et en calcium. La femme enceinte doit donc être attentive à manger suffisamment de laitages (calcium) et de viande rouge (fer) si elle n'est pas végétarienne. Son médecin lui recommandera le plus souvent de prendre des suppléments de fer (cachets), car beaucoup de jeunes femmes sont légèrement carencées en fer (anémie). Le métabolisme du calcium n'est correct que si la femme reçoit assez de Vitamine D, que la femme synthétise lorsqu'elle s'expose au soleil (15 min par jour suffisent, au moins dans le sud de la France, ou en été). Certaines femmes enceintes font de l'œdème, et on leur recommande de ne pas manger trop de sel, sans forcément suivre un régime désodé.

Il semble que la consommation régulière de poissons gras (sardine, maquereau, saumon) pendant la grossesse permette un meilleur développement cérébral et rétinien du bébé : les acides gras oméga 3 à longue chaîne sont indispensables dans la membrane des neurones. Il ne faut cependant pas en abuser, les « gros » poissons comme le thon pouvant apporter des matières toxiques : mercure, dioxines. L'ingestion de suffisamment de fluor pendant la grossesse et la jeune enfance prévient la carie dentaire. Les doses préventives sont minimes, les fortes doses de fluor étant par ailleurs toxiques.

Par ailleurs les aliments peuvent apporter des bactéries ou des parasites dangereux pour le bébé, notamment la listeria et le toxoplasme (donnant la toxoplasmose). Les règles de prudence pour éviter ces deux dangers sont pratiquement les mêmes : très bien laver les fruits et les légumes mangés crus, très bien cuire les restes, la viande et les charcuteries, éviter les fromages à croûte lavée ou au lait cru (listeria), changer la litière de son chat tous les jours et se laver les mains après (toxoplasmose).

Devenir donneur de moelle osseuse

Etant donnés les contraintes de compatibilité, la stratégie du don de la moelle osseuse est différente de celle du don du sang. Il n'est en effet pas question de stocker des dons dans des banques en attendant un besoin éventuel.

La démarche est inverse: le nom d'une personne prête à donner sa moelle osseuse est inscrit dans un fichier avec son typage HLA. Celui-ci est réalisé à partir d'une simple prise de sang. Le don de moelle, lui, ne sera effectué que si un malade compatible en a effectivement besoin et qu'il n'aura pas trouvé dans sa famille un frère ou une sœur compatible.

Entre l'inscription sur le fichier et le don effectif, un laps de temps très variable peut s'écouler (de quelques mois à de nombreuses années). Il est également possible que le don n'ait jamais lieu si aucun malade n'est jamais compatible.

Lors du don, les trois grands principes suivants sont appliqués :

  • l'anonymat : le donneur et le receveur ne se rencontreront jamais et l'identité de l'un ne sera pas communiquée à l'autre
  • la gratuité : le donneur ne sera pas rémunéré pour son geste. Par contre, tous les frais d'hospitalisation seront pris en charge
  • le consentement : le donneur doit confirmer son consentement au Président du Tribunal de Grande Instance.

Conditions pour donner son sang

Dans les pays occidentaux, des tests d'orientation sont requis pour les candidats donneurs de sang.

Lorsqu'un donneur arrive à un centre de don de sang, celui-ci remplit typiquement un formulaire de consentement et répond à un petit questionnaire médical pour voir s'il est un donneur adéquat. Les questions peuvent impliquer son âge, son poids, son dernier don de sang, son état actuel de santé, et divers facteurs de risque comme les tatouages, l'usage de stupéfiants (usage récréatif ou dopant), les derniers voyages internationaux, et l'anamnèse sexuelle.

Les réponses sont associées au sang donné, mais l'anonymat reste garanti. En France, cet interrogatoire est mené par un médecin. Au Québec, un(e) infirmier(ère) s'en charge la plupart du temps.

Il est fortement conseillé de bien manger et d'être bien en forme avant d'effectuer un don de sang. Dans le cas contraire, il est possible de souffrir d'un choc vagal ou d'une baisse de pression. Cela est d'autant plus vrai lorsqu'un donneur donne pour la première fois et est stressé.

Les risques de l'acupuncture

L'acupuncture est une technique délicate et dont une mauvaise pratique, comme pour toute intervention médicale ou para-médicale, peut avoir des effets nocifs, par exemple si les aiguilles ne sont pas stériles, inadaptées ou appliqués dans des zones sensibles.

Certains praticiens ne recourant pas à la stérilisation (ou utilisant des stérilisations « alternatives ») peuvent transmettre des infections entre les patients, de la même façon qu'avec des aiguilles de seringues si elles étaient utilisées plusieurs fois ; contre ce problème, en Occident on utilise en général des lots d'aiguilles à usage unique.

Diagnostic d'une cirrhose

La suspicion d'une cirrhose est basée sur l'ensemble des arguments cliniques et biologiques retrouvés chez un patient. Le diagnostic de certitude est fait par la biopsie hépatique. La biopsie hépatique est utile pour affirmer le diagnostic de cirrhose et contribue au diagnostic étiologique de celle-ci.

Signes positifs de cirrhose:

  • clinique : consistance tranchante du foie et signes cliniques d'insuffisance hépato-cellulaire (angiomes stellaires, etc)
  • biologique : chute des facteurs de coagulation (taux de prothrombine, facteur V) et hypoablbuminémie, bloc beta-gamma à l'électrophorèse des protéines sériques
  • une échographie abdominale est systématique (parenchyme hépatique hétérogène et nodulaire, contours bosselés, hypertrophie du segment I ou lobe caudé, signes d'hypertension postale...)
  • biopsie hépathique (Seule la biopsie hépatique fait le diagnostic de cirrhose)

La Prévention du Cancer

Elle se base sur :

  • l'évitement ou la diminution de l'exposition aux carcinogènes de l'environnement et industriels : principalement, la lutte contre le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et de graisses animales, l'exposition excessive au soleil, normes de construction (désamiantage), manutention de produits dangereux dans le cadre professionnel, étude REACH ;
  • le rôle protecteur de certains éléments : consommation de fibres et d'antioxydants (céréales, légumes verts, fruits) ;
  • le traitement des lésions pré-cancéreuses.

Il convient de faire la différence entre la prévention, qui cherche à diminuer la survenue de la maladie en luttant contre ses facteurs favorisants, et le dépistage, qui cherche à mettre en évidence une maladie de manière précoce pour la traiter plus facilement.

Nicotine et manque

Le tabac est considéré comme une drogue licite dans de nombreux pays. Son principal alcaloïde, la nicotine, possède un effet psychoactif de stimulation cérébrale et simultanément de relaxation physique. L'accoutumance du système nerveux central à la nicotine est très rapide : quelques cigarettes peuvent suffire à entraîner une dépendance physique, puis ultérieurement psychologique. Des additifs sont ajoutés par les fabricants dans le but d'intensifier la dépendance des consommateurs. C'est le cas de l'ammoniac, qui permet l'inhalation de la fumée sans provoquer de toux et facilite l'absorption de la nicotine.

Le sevrage se traduit par une impression de manque, au réveil notamment, ce manque pouvant se manifester par des troubles de la concentration, irritabilité, constipation, insomnie, envie irrésistible de fumer (craving). Les symptômes de manque peuvent être diminués en grande partie par l'utilisation de nicotine pharmaceutique. Mais passés les premiers jours, l'utilité des aides médicamenteuses reste minime. En cas de difficulté, il est souhaitable de rechercher un accompagnement par une personne compétente (tabacologue, psychologue, etc...).

Le syndrome de sevrage alcoolique

Il survient 6 à 12 heures après la dernière prise d'alcool et évolue spontanément vers la guérison en une semaine.

Dans les formes mineures, on note, de façon plus ou moins associée, des nausées, des céphalées, une agitation, des trémulations, une tachycardie, une hypertension artérielle, des sueurs, une fièvre, des symptômes anxieux et dépressifs, des troubles de la concentration.

Dans les formes sévères, il y a des crises convulsives avec ou sans hallucinations. La forme la plus sévère des complications est le Délirium trémens qui peut être mortelle en l'absence de traitement. Ces formes sévères peuvent être inaugurées par des troubles visuels, auditifs et sensitifs, favorisés par des stimuli sensoriels (gène de la lumière, du bruit, démangeaisons), des idées délirantes et hallucinatoires.

Les éléments qui permettent de détecter les formes sévères, permettant ainsi un repérage dans le but d'une meilleure prise en charge, sont: la consommation prolongée de quantités importantes en alcool, des antécédents de crises convulsives et de délirium trémens, la nécessité de boire rapidement de l'alcool après le réveil afin de soulager les formes débutantes de sevrage.

Dépendance physique ou psychologique ?

On distingue deux types de dépendances.

La dépendance physique : état où l'organisme assimile à son propre fonctionnement la présence d'un produit développant des troubles physiques parfois graves en cas de manque (non-présence du produit dans l'organisme), l'ensemble de ces troubles constituant ce qu'on appelle le syndrome de sevrage. La dépendance physique est liée aux mécanismes d’adaptation de l’organisme à une consommation prolongée et peut s’accompagner d’une accoutumance.

La dépendance psychologique : désir insistant et persistant de consommer qui peut parfois se traduire par des manifestations psycho-somatiques (véritables douleurs physiques sans cause physiologique). La dépendance psychologique est bien plus liée aux caractéristiques des individus (habitudes, états affectifs, styles de vie) qu'au produit lui-même. Des exemples de dépendance psychologique très répandues sont la dépendance au travail, à l'activité physique ou intellectuelle, qui peut parfois aboutir au surmenage. Un terme anglo-saxon la désigne sous l'appellation « workaholic ».

La résistance aux antibiotiques

La résistance aux antibiotiques est la conséquence de l'évolution par sélection naturelle. L'action de l'antibiotique exerce une pression sélective dans l'environnement; les bactéries présentant une mutation leur permettant de survivre continuent de se reproduire. Elles transmettent à leur descendance leur gène de résistance et donnent une génération de bactéries pleinement résistantes.

Plusieurs études ont démontré que le mode d'utilisation des antibiotiques comme phytopharmaceutique sur des plantes, comme adjuvant alimentaire ou médicament chez les animaux d'élevages, y compris poissons, et comme médicament chez l'homme, influe fortement sur le nombre d'organismes résistants qui se développent. Une utilisation excessive des antibiotiques à spectre large, comme la deuxième et troisième génération de céphalosporine, entraîne une résistance à la méticilline, même si les organismes n'ont jamais été directement exposés à la pression sélective de la méticilline.

D'autres facteurs contribuent aux résistances comme les diagnostics incorrects, les prescriptions abusives, l'utilisation inappropriée d'antibiotiques par les patients, des éleveurs ou des cultivateurs, par exemple en complément alimentaire pour une croissance accélérée des animaux d'élevage.

La surconsommation d'antibiotiques

Les spécialistes critiquent dans ce contexte la prescription parfois trop à la légère (fréquente) de certains antibiotiques (surprescription), y compris quand ils sont inefficaces (contre les virus par exemple).

Le phénomène serait aussi amplifié par l’usage de doses trop faibles (y compris dans des médicaments en vente libre) ou sur une durée trop courte (moins de 8 jours), ou trop longues, ainsi que par la présence d'antibiotiques dans les viandes d'élevage industriel (ils sont utilisés massivement pour accélérer la croissance des bovins par exemple).

Les résistances mènent parfois les épidémiologistes à préconiser un usage raisonné des antibiotiques (un peu à la manière de la gestion internationale concertée par l’OMS des médicaments antipaludéens).

Les antibiotiques sont sans effet sur les virus ; toutefois, il arrive que ceux-ci soient prescrits dans le cas où l’organisme est affaibli, pour éviter que celui-ci ne devienne vulnérable à des bactéries. Malheureusement, encore trop nombreux (en France) sont les médecins qui prescrivent systématiquement des antibiotiques pour des affections virales, alors qu'ils ne seront pas efficaces et qu'ils ne font que renforcer la résistance des bactéries aux antibiotiques.